En 2008, ont été fêtés les 40 ans de la découverte du Gouffre Géant de Cabrespine, mais aussi par la même occasion les 20 ans de son ouverture au public l'histoire du Gaougnas est liée à celle des hommes de la Clamoux, des vestiges découverts dans les premières salles du réseau souterrain, témoignent d'une longue occupation du site qui remonterait à l'âge du bronze.
les premiers documents écrits, datés de l'an 1570, font apparaître qu'au mois de mai de cette année, les meuniers de Villeneuve Minervois et d'autres villages en aval s'associent, afin d'acheter une partie de la prairie attenante au lieu dit du Gaougnas dans le but avoué de détourner le lit de la Clamoux et d'éviter ainsi de la voir se perdre dans le « Reboul », tourbillon par lequel les eaux s'infiltraient à l'entrée de la grotte.
La rivière
Comme la plupart des grandes grottes, le Gouffre Géant de Cabrespine a été creusé par les eaux à travers le massif calcaire.
La rivière de la Clamoux se perd juste à la sortie du village de Cabrespine et prés de 10 mois par an en aval de ces pertes, elle n'est qu'une rivière de galets, toute l'eau allant dans le fond du Gouffre, au grand dam des habitants des villages à l'aval qui dès le Moyen Age, déploraient cette capture des eaux.
La tradition populaire faisait ressortir les eaux au dessus de Lastours, à la résurgence du « Prestil ». La preuve en était des traversées souterraines de canards qui ayant disparus à hauteur du Gaougnas seraient réapparus dans le courant des eaux tout près des Châteaux Cathares de Lastours.
Plus sûres, indiscutables même, sont les colorations des eaux à la fluorescéine, pratiquées par les spéléologues.
A ce jour, la rivière souterraine a été parcourue et partiellement explorée sur environ 17 kilomètres. Des plongées ont même été tentées sous des voûtes mouillantes, mais personne encore n’a pu suivre complètement le « chemin des canards ».
La rivière souterraine au fond du Gouffre est déjà 36 mètres plus bas que la perte. Son débit est important, entre 320 et 350m 3 à l’étiage. Il augmente certes lorsque la Clamoux est en crue mais dans de faibles proportions.
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